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"Pour fonder son cabinet, il faut s’entourer des bonnes personnes"

18 janvier 2022

2 min

thieltgen
Nicolas Thieltgen, Managing Partner de Brucher Thieltgen & Partners, raconte la création de son cabinet et évoque l’Association Luxembourgeoise des Juristes de droit bancaire.

Vous avez fondé votre cabinet en 2006. Comment vous y êtes-vous pris ?

Nous étions trois avocats au départ. Nous sommes désormais une vingtaine d’avocats. C’était clairement un challenge à l’époque. Il fallait de l’audace, du courage. Mais je dirais que ce qui a été essentiel, c’est le travail et la constance. C’est aussi essentiel de s’entourer des bonnes personnes au sein du cabinet. Nous avons des collaborateurs qui étaient là dès le début, qui sont aujourd’hui associés ou counsel. Pour faire cela dans des structures à taille humaine comme la nôtre, la qualité de la relation humaine est très importante pour que chaque collaborateur puisse se sentir en confiance avec ses collègues et inversement.

 

Quel rôle prend le plus de temps, celui de Managing Partner ou celui d’avocat ?

Les deux rôles sont indissociables et on peut difficilement quantifier le temps alloué à chacun de ces rôles. Je pense que si vous êtes un très bon avocat, c’est un avantage énorme pour votre rôle de Managing Partner. Parce que cela va vous permettre d’avoir des qualités de leadership et une reconnaissance au sein du cabinet. Inversement, je pense que le fait d’être Managing Partner fait aussi de vous un meilleur avocat, parce que vous gérez une entreprise avec ses problèmes, ses questions financières, ses problématiques de ressources humaines et organisationnelles. Du fait de ce rôle, vous comprenez beaucoup mieux les contraintes, les problèmes, les questions que se posent vos clients et donc vous pouvez beaucoup plus facilement leur donner une réponse qui va leur être utile.

 

Quelle stratégie d’évolution avez-vous choisie pour votre cabinet ?

Une croissance constante, tant en chiffre d’affaires que sur des aspects plus immatériels : visibilité du cabinet, qualité de la clientèle et des dossiers. Par rapport au marché juridique, nous essayons de développer certains pôles d’excellence où nous pouvons nous démarquer, comme celui du contentieux des affaires.


D’un côté, nous avons une très bonne connaissance du monde judiciaire, des procédures, des tribunaux, ainsi qu’une bonne connaissance du monde des affaires, du droit des sociétés et des fonds d’investissement. Cela nous permet justement d’avoir une position unique et de rendre un service unique et de qualité à nos clients.


Après, en interne, nous avons engagé un directeur administratif et financier et mis en place une structure de suivi des prestations très précise. Cela permet aux avocats de se concentrer sur ce qu’ils font de mieux : le droit.

 

En janvier, vous avez été nommé Président de l’Association Luxembourgeoise des Juristes de droit bancaire. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est quelque chose dont je suis particulièrement fier. L’ALJB est une association dont je suis membre depuis plus de quinze ans et j’ai eu la chance d’être élu président du conseil d’administration, ce qui est un grand honneur pour moi. C’est la plus grande association de juristes à Luxembourg (à l’exception du Barreau) avec plus de huit-cents membres. Une association qui, depuis quarante-cinq ans, apporte énormément à la science juridique dans le domaine bancaire et financier à Luxembourg. Les principales activités sont le Bulletin droit et banque, revue qui paraît deux fois par an et qui est une référence en matière de droit bancaire et financier à Luxembourg depuis plus de quarante ans. Il n’y a aucune vocation commerciale. Tout est géré par des bénévoles. Je suis très honoré de pouvoir reprendre la présidence. Nous réfléchissons aujourd’hui à de nouveaux projets pour l’Association.

 

Retrouvez l'intégralité des témoignages en cliquant sur le lien suivant : Le droit, l'audace et l'innovation - Les avocats de Luxembourg témoignent.
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Benedetta Antola

Benedetta a suivi une formation juridique en Italie et est diplômée de HEC.

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