Les nouvelles technologies au service de la justice et de l’humain

25 juin 2020

5 min

Jessica Bathelier
Me Jessica Bathelier, avocate au barreau de Dijon, revient sur la création de son cabinet 100% digital et la façon dont Predictice l'accompagne au quotidien grâce au programme pour les nouveaux cabinets. 

Pouvez-vous nous présenter votre parcours et le cabinet que vous avez fondé ? 

Dijonnaise pure souche, j’ai fait mes études de droit à l’Université de Bourgogne puis j’ai prêté serment en 2015 au barreau de Dijon, après être passée par l’ERAGE à Strasbourg.

 

J'ai d'abord exercé comme collaboratrice en droit des affaires dans deux cabinets dijonnais. En 2018, j'ai quitté la profession à la suite d'un burn-out : la façon dont j'exerçais la profession à ce moment-là n'était plus alignée avec mes valeurs et l'arrivée de mon premier enfant remettait en perspective certains modes de fonctionnement. Les mois qui ont suivi ont été certes difficiles mais ils m'ont donné l'opportunité de réfléchir en profondeur à la façon dont je souhaitais exercer mon activité et donc, de gagner en maturité professionnelle. 

 

C'est ainsi qu'à la fin de l'année 2019, j’ai envisagé de réintégrer la profession : celle-ci me manquait et j'avais désormais acquis la conviction que je pouvais l'exercer autrement, en adéquation avec mes valeurs. Créer ma propre structure était encore un peu prématuré, notamment sur le plan financier ! En janvier dernier, j'ai donc intégré comme collaboratrice un cabinet spécialisé en droit de la famille. Cette matière m'a immédiatement plu, car elle contient une dimension humaine très forte et implique une proximité réelle avec les clients. 

 

Le cabinet que j'avais rejoint a fait l’objet d’une restructuration, dans laquelle je n’avais plus ma place. C'était alors l'occasion ou jamais de me lancer : j'ai saisi l'opportunité et ai créé à la fin du mois de mai mon cabinet 100% digital, spécialisé en droit de la famille, droit des affaires et droit de la consommation.  

 

Je m'épanouis réellement dans l'accompagnement quotidien des particuliers et des dirigeants de structures à échelle humaine. Mon besoin d'être utile aux autres, d'améliorer dans la mesure du possible leur quotidien, est pleinement satisfait.

 

Travailler pour mon propre compte génère naturellement une pression supplémentaire mais me procure une légèreté et une liberté sans précédent dans l’appréhension de mon activité !

 

Quelles sont les valeurs que vous défendez au sein de votre cabinet ?

Le message clé que je souhaite véhiculer à mes clients et futurs clients est le suivant : mon objectif est de rendre l'avocat accessible. Il me semble indispensable d'être disponible pour mes clients au quotidien, qu'ils puissent me solliciter dès qu'ils rencontrent une problématique juridique, sans forcément attendre d'être au contentieux. 

 

En tant qu'avocate, j'ai l'immense privilège de connaître le droit : il est donc de mon devoir d'être à l'écoute de toute personne qui a une question juridique. C'est la raison pour laquelle j'ai mis en place des formulaires aisément accessibles afin que mes clients n'aient aucun frein, psychologique, technique ou financier, à me consulter à leur guise, dès qu'ils en ressentent le besoin.

 

Nous avons bien constaté, à l'occasion du confinement, que le recours au juge devenait quasiment impossible, tout du moins limité avec des délais de procédure ahurissants. Les avocats ont un rôle de quasi-médiateur à jouer en la matière, en accompagnant leurs clients dans la résolution amiable des différends et en étant force de propositions. C'est d'ailleurs moins épuisant, chronophage et coûteux que le contentieux, en particulier pour nos clients !

 

Créatrice de solutions » est ma devise ! C’est ainsi que j'envisage mon métier : aller au delà de l’interprétation du droit en prenant en compte l’aspect humain et en trouvant des solutions.

 

Je favorise enfin une culture de la transparence dans les relations que j'entretiens avec mes clients. A cet égard, je m'attache à détailler de façon très précise ce qui est compris dans les forfaits que je leur propose, plutôt que de pratiquer une politique de facturation à l'heure. Mon taux horaire n'est donc pas un outil de facturation mais uniquement de gestion interne à mon cabinet.

 

Quels sont les principaux défis auxquels vous avez été confrontée lors de la création de votre cabinet ?

Le principal défi rencontré vient du fait que j’ai voulu créer mon cabinet en me positionnant directement en chef d’entreprise, et pas simplement en avocate.

 

J'ai eu quelques bons réflexes mais il était malgré tout indispensable que je sois formée pour me lancer dans une telle aventure entrepreneuriale. Les écoles d'avocats forment encore insuffisamment leurs élèves à la création d'un cabinet d'avocat et à la gestion de la relation clients. Les cours dispensés sont encore trop magistraux et on se retrouve dans l'embarras lorsqu'il s'agit de préparer notre première facture !

 

Le confinement s'est donc avéré une opportunité merveilleuse pour profiter de formations en la matière, me permettant de lancer ma structure dans les meilleures conditions. A cet égard, j'ai suivi des formations à distance organisées par l'ERAGE et par l'Académie Predictice, toutes relatives à la création d'un cabinet d'avocat.

 

J'ai trouvé que le contenu des vidéos mises en ligne sur l'Académie Predictice était réellement qualitatif et pertinent pour les avocats entrepreneurs. J'ai exploité intégralement les ressources ainsi mises à ma disposition, en particulier celles relatives à l'élaboration du business model et du choix de la clientèle visée. Les vidéos disponibles sur l'Académie Predictice permettent, de surcroît, de valider une partie des heures de formation obligatoire, ce qui est appréciable.

 

Les premiers effets de l'investissement ainsi consacré à ma formation commencent à se faire sentir : grâce à une communication ciblée, une présence active sur les réseaux sociaux et l’accent mis sur le référencement, ma clientèle se développe !

 

Vous indiquez sur votre site internet que votre cabinet est « 100% digital » et que vous êtes « convaincue que les nouvelles technologies doivent être utilisées au service de la justice et de l’humain ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Tirer profit des outils numériques dans l'exercice de mon activité a toujours été une évidence. Le premier cabinet dans lequel j'ai exercé m'a transmis cette façon d'appréhender la profession : l'avocat fondateur souhaitait faire évoluer nos pratiques en saisissant la formidable opportunité que nous offrent les outils numériques. J'étais à l'époque déjà très à l'aise avec ce type d'outils et les ai naturellement intégrés à mon quotidien professionnel. 

 

J’ai depuis lors toujours été animée par cette dynamique et n'imaginais donc pas un autre fonctionnement pour mon cabinet. Celui-ci, 100% digital, n'est pas rattaché à des locaux fixes. Il me permet d'exercer intégralement mon activité « à distance » en tirant profit des nouvelles technologies, sans m'empêcher pour autant de rencontrer mes clients régulièrement. De même, pour renforcer ma stratégie marketing et ma communication, je suis aidée par une stagiaire avec laquelle j'ai des échanges quotidiens en visio-conférence : cela fonctionne à merveille ! 

 

Je sais que je marque une rupture avec le mode de fonctionnement habituel des cabinets mais je suis convaincue que c'est la voie à suivre ! Etre dans l'innovation, c'est une réflexion de long terme.

 

Je ne conçois pas que l'on puisse fonctionner autrement. Il me semble par exemple indispensable d'avoir un logiciel de gestion de cabinet et pas seulement un tableau Excel et des documents Word, comme c'est pourtant encore le cas dans certains cabinets !

 

L'un des enjeux de la profession est de ne pas se laisser dominer par les outils numériques, dont le développement est inéluctable. Les avocats ne doivent pas non plus lutter contre ces outils et doivent apprendre à les maîtriser et à les utiliser à bon escient dans l’exercice de leur activité. De nombreux confrères me sollicitent d'ailleurs régulièrement pour que je les conseille sur les nouveaux outils mis à notre disposition : l'évolution de la profession est en marche, c'est une bonne chose !

 

Vous êtes aujourd'hui membre du programme Predictice pour les nouveaux cabinets. Qu'est-ce qui vous a convaincu d'adhérer à ce programme ?

La création de mon cabinet s'est naturellement accompagnée d'une réflexion sur le choix de mes outils de travail. Je souhaitais, d'une part, travailler avec des legaltechs françaises, compte tenu de leur dynamisme et de la cohérence de leur approche avec mes valeurs. D'autre part, j'étais à la recherche d'outils permettant de gagner du temps, de trouver plus facilement la bonne information et d'automatiser un maximum de tâches. Ces outils devaient également être polyvalents, dans la mesure où j'exerce tant en conseil qu'en contentieux, dans de nombreuses matières.

 

Après avoir mis à profit le confinement pour en tester un grand nombre, j'ai choisi de m'équiper de Predictice pour mes recherches et analyses de jurisprudence.

 

J'avais d'abord envie de tester cet outil d'intelligence artificielle dont tout le monde parle, pour apprécier concrètement ce qu'il pouvait m'apporter dans ma pratique quotidienne. La presse parle beaucoup de Predictice, en particulier depuis la dernière levée de fonds, et j'étais vraiment très curieuse de découvrir cet outil. 

 

Ensuite, le programme développé par Predictice pour les nouveaux cabinets a été déterminant dans mon choix, dans la mesure où il me permet de tester l'outil pendant un an à un prix extrêmement attractif, c'est-à-dire sans que cette expérimentation de l'outil pèse financièrement sur mon cabinet. J’ai saisi cette opportunité !

 

Il est vrai que cette absence de frein financier a été clé et m'a fait sauter le pas, mais ce n'est à l'évidence pas le seul élément qui a motivé ma décision. J'ai également été séduite par les ressources annexes mises à la disposition des avocats par Predictice. Je pense notamment à l'Académie Predictice et au guide à destination des avocats entrepreneurs, qui m'ont vraiment été utiles à l'occasion de la création de mon cabinet. 

 

Enfin, et c'est peut-être l'un des points les plus importants, je me suis immédiatement reconnue dans l'équipe de Predictice, ses valeurs et sa façon de travailler. La bascule se fait souvent lorsqu'on a un bon contact avec les personnes derrière l'outil ! 

 

Chez Predictice, ce sont des gens dynamiques qui, comme moi, ont un rapport privilégié avec leurs clients et ont envie d’évoluer : m'équiper de Predictice est donc une réelle collaboration et pas simplement l'acquisition d'un logiciel. 

 

Quels bénéfices tirez-vous aujourd'hui de Predictice dans l'exercice de votre activité ? 

Le bénéfice évident et immédiat que je tire de Predictice concerne la recherche jurisprudentielle. L'une des fonctionnalités que j'aime beaucoup et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs est celle qui permet de filtrer par chef de demande. C'est vraiment très pertinent d'être en mesure de discriminer les résultats selon le sens des décisions.

 

De même, je ne connais aucune autre plateforme qui permette de visualiser le nombre de décisions ayant fait droit à un chef de demande particulier et le nombre de décisions l'ayant rejeté. L'outil présente de ce fait une réelle valeur ajoutée et évite d'avoir à éplucher l'intégralité des décisions qui ressortent pour en dégager une tendance jurisprudentielle.

 

J'ai également utilisé à plusieurs reprises la fonctionnalité de l'outil permettant de générer un rapport d'analyse du contentieux. Si je n'ai pas encore eu l'occasion d'en facturer un à mes clients, je pressens qu'il y a quelque chose d'intéressant à faire avec ce type de document. Par exemple, dans une affaire de divorce, j'avais extrait deux rapports d'analyse en matière de prestation compensatoire : le premier relatif à la pratique jurisprudentielle de la juridiction concernée par mon dossier, soit la Cour d'appel de Dijon ; le second relatif à la pratique jurisprudentielle à l'échelle nationale. C'était vraiment intéressant de pouvoir situer le positionnement de la juridiction devant laquelle se trouvait le contentieux de mes clients. 

 

De façon générale, l'outil est très intuitif et visuel, avec beaucoup de graphiques, permettant d'avoir une vision précise du contentieux : je m'intéresse beaucoup au legal design, cela ne pouvait donc que me plaire ! Chez Predictice, tout a été pensé pour que l'utilisation de la plateforme soit ergonomique et que les informations pertinentes soient aisément accessibles et compréhensibles. 

 

Je trouve enfin que Predictice nous valorise dans notre expertise juridique. En effet, nous avons parfois tendance à faire nos recherches comme le feraient nos clients, en tapant des mots-clés un peu vagues dans les barres de recherche. En tant qu'avocat, nous devons au contraire être précis dans notre démarche de recherche, de façon à trouver exactement l'information recherchée.

 

C'est comme cela que fonctionne Predictice : en étant précise dans mes recherches, j'ai pu trouver exactement les décisions qui me convenaient. Le logiciel nous oblige donc à nous maintenir dans la technicité du droit, ce qui est une très bonne chose !

 

On ne peut donc pas dire que l’outil remplace l’avocat ; il le valorise au contraire dans ses compétences et lui permet de se recentrer sur des tâches qui ont plus de valeur ajoutée. 

 

Conseilleriez-vous à vos confrères qui créent leur structure d'être membres du programme Predictice pour les nouveaux cabinets

Sans hésiter, je recommande à mes confrères d'utiliser Predictice et, en particulier, d'adhérer au programme pour les nouveaux cabinets.

 

Predictice est un outil d'intelligence artificielle très utile pour l'exercice de la profession, géré par une équipe sur laquelle on peut vraiment compter et qui a un réel souci de l'éthique. Le programme pour les nouveaux cabinets permet aux nouvelles structures d'y accéder sans frein financier :  il serait vraiment dommage de passer à côté !

 

 

Retrouvez tous les témoignages des clients de Predictice en cliquant sur ce lien : https://blog.predictice.com/predictice-avis-temoignages.

Picture of Elise Maillot
Elise Maillot

Diplômée de Paris II et d'HEC, Élise a exercé le métier d'avocat avant de rejoindre Predictice comme Responsable des relations publiques.

Accueil  ›   Témoignages  ›  Les nouvelles technologies au service de la justice et de l’humain

Chaque mois, retrouvez l’essentiel de l’actualité juridique analysée par les meilleurs experts !