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Être avocat, c'est porter la voix des autres

18 mai 2020

2 min

emmanuel vautier
Interview de Maître Emmanuel Vautier, membre du conseil de l'ordre de Meaux et avocat fondateur de Evavocat : « Le cabinet était prêt à faire face à la crise et à fonctionner en mode dématérialisé »

Quel avocat êtes-vous et quelles sont les valeurs que vous défendez au sein de votre cabinet ?

Je viens de fêter mes 20 ans d’exercice professionnel et cela me permet de dresser un premier bilan.

 

Avocat signifie « celui qui porte la voix ». En cela, je me suis toujours efforcé de défendre avec vigueur les intérêts de mes clients et de porter loyalement leur cause et c’est, j’en suis convaincu, l’essence même de la profession.

 

Généraliste avec des dominantes en droit immobilier, contentieux civil et commercial ou bien encore droit de la famille, j’ai créé mon cabinet en m’installant à Meaux en 2007 après sept années de collaboration dans des cabinets parisiens spécialisés en matière immobilière et commerciale. Je me suis structuré en SELARL sous le nom Evavocat au début de l’année 2019.

 

J’appartiens au réseau Altajuris International, ce qui me permet de travailler sur mes process internes en termes de qualité, de disposer de correspondants compétents et sérieux sur pratiquement toute la France et quelques pays étrangers, de bénéficier de formations de très haut niveau et enfin d’un réseau d’entraide indispensable à un exercice professionnel de qualité.

 

Ma clientèle est composée de quelques institutionnels, d’entreprises mais surtout d’un grand nombre de particuliers avec lesquels j’entretiens une relation suivie et souvent de grande qualité ; je m’attache à demeurer toujours accessible et je tâche de faire preuve de réactivité et de communiquer le plus possible.

 

Les dossiers que je traite portent souvent sur des affaires complexes et nécessitent un traitement très pointu. J’ai peu de contentieux de masse ou d’affaires redondantes, ce qui me pousse à toujours renforcer mes connaissances et améliorer mon expertise.

 

Enseignant le droit de la promotion immobilière dans le cadre d’une licence professionnelle auprès du CNAM, j’ai à cœur de transmettre mes compétences et mon goût pour le droit.

 

Pour résumer, je dirais qu’avec mes collaborateurs nous consacrons notre énergie à la défense des intérêts de nos clients avec une loyauté que nous voulons sans faille.

 

Quelle est votre stratégie de communication et comment travaillez-vous à accroître votre visibilité ?

Le premier outil de communication d’un avocat, surtout dans des ressorts à taille humaine, demeure sa notoriété, laquelle est véhiculée par des clients satisfaits. Également, dans notre monde de plus en plus numérique et lié à Internet, il n’est pas possible de faire l’impasse sur un site dédié au cabinet.

 

Ce site donne d’ailleurs l’occasion d’apporter déjà un certain nombre de réponses aux interrogations des clients et futurs clients, notamment sur le fonctionnement de notre justice, le déroulement des procédures qui les concernent, le mode traitement des dossiers par le cabinet…

 

Enfin, les réseaux sociaux sont un outil de plus en plus employé et permettent une communication dynamique.

 

Transmettre des informations chiffrées à vos clients est-il selon vous un levier de satisfaction ?

Bien souvent, le client veut savoir, dès le début de l’affaire, quelles sont ses chances de succès ou de condamnation. Bien sûr, le droit n’est pas une science exacte et la procédure judiciaire comporte toujours un aléa.

 

Toutefois, le travail d’analyse d’un dossier doit permettre de faire savoir au client ce qu’il peut attendre d’une procédure en termes de risques mais aussi en termes de quantum. D’évidence, la transmission d’informations chiffrées est un plus !

 

Comment vivez-vous la crise actuelle ? Quel en est l'impact sur votre activité ?

Le monde entier est confronté à une situation totalement inédite qui a généré une sorte de phénomène de sidération aux premiers temps du confinement. Sur le plan juridique, des bouleversements considérables sont survenus, en particulier sur l’exercice des droits fondamentaux des citoyens que nous sommes, comme la liberté d’aller et venir. Les besoins – hors crise sanitaire – de nos concitoyens n’ont pas pour autant disparus, ils ont été étouffés de manière très temporaire ou se sont accrus à cause de la crise sanitaire.

 

Dans une telle période, l’avocat a un rôle tout à fait majeur. Mon cabinet n’a jamais cessé de fonctionner et de répondre – quasiment en temps réel la plupart du temps – aux demandes des justiciables qui le sollicitaient. Notre activité a été très durement impactée en termes économiques puisque, devant travailler dans des conditions dégradées, avec une Justice totalement absente, nous avons passé un temps considérable à gérer les demandes sans pouvoir faire progresser nos procédures. Toutefois, nous n’avons jamais baissé les bras et avons apporté notre soutien et notre expertise à ceux qui en avaient besoin.

 

Comment avez-vous géré la mise en place du télétravail et utilisez-vous de nouveaux outils ? Si oui, lesquels ?

Le cabinet, même s’il a été surpris par cette crise, comme le monde entier, était prêt à y faire face et à fonctionner en mode dématérialisé.

 

Depuis plusieurs années, j’ai réalisé une transition numérique en prenant le parti de systématiquement scanner tous les documents pour disposer d’un dossier complet en temps réel sur informatique. L’utilisation d’un logiciel métier en extranet et d’une messagerie électronique en exchange me permettaient déjà d’accéder à mon cabinet de n’importe où dans le monde et à n’importe quelle heure.

 

J’ai pareillement doté mes collaborateurs d’ordinateurs portables qu’ils relient dans le bureau à des stations d’accueil numériques, permettant ainsi d’allier la mobilité au confort et l’efficacité d’un travail sur double écrans.

 

En outre, une téléphonie pointue me permet de basculer les appels sur un secrétariat externalisé qui a la capacité de les retransmettre, quel que soit le lieu où moi-même et mes collaborateurs nous nous trouvons. Enfin et bien évidemment, nous disposons d’accès à une documentation de qualité exclusivement en ligne et faisons appel à des outils innovants et performants tels que Predictice. Dès lors, la mise en œuvre du télétravail et le fonctionnement dématérialisé du cabinet n’ont pas posé de difficultés majeures.

 

Le confinement bouleverse les méthodes de travail et intensifie l'utilisation d'outils numériques. Que pensez-vous des transformations qui s'opèrent ?

En ce domaine comme en tout, il y a du bon et beaucoup à apprendre. La mobilité que confère l’outil numérique permet une fluidité et une efficacité accrue puisque la demande de conseil, le traitement du dossier ou la communication ne sont plus contraints par des obstacles matériels qui les retardent.

 

Toutefois, il me paraît indispensable de ne pas perdre de vue le rapport à l’autre en tant que personne et tomber dans le piège d’une forme de déshumanisation que l’écran peut engendrer. Je tiens absolument à maintenir le lien physique au moins à deux stades : lors de la première prise de contact avec le client et lorsqu’il s’agit de soutenir l’argumentation face à un juge.

 

En effet, j’estime indispensable de connaître mes clients et de les avoir rencontrés dans le cadre d’un rendez-vous au cabinet. De la même manière, je crois que beaucoup de contentieux doivent laisser une place à l’oralité ; je crains que les juridictions aient de moins en moins la possibilité et le souhait d’évoquer oralement les dossiers, ce qui m’apparaît négatif.

 

Quels sont les avantages conférés par Predictice en cette période ?

En ces temps de confinement, notre activité se concentre sur l’écrit et en particulier la rédaction d’actes et de consultations. La recherche juridique, et plus particulièrement le besoin de trouver des solutions jurisprudentielles, en sont accrus.

 

Par ailleurs, l’engorgement des tribunaux va conduire les juges à devoir augmenter la masse de dossiers traités et il est nécessaire de leur permettre de se déterminer en fonction de solutions jurisprudentielles déjà existantes.

 

Le travail de l’avocat est de permettre à un dossier de trouver la solution la plus satisfaisante en donnant aux juridictions des arguments pertinents et documentés. C’est en ce sens que Predictice me confère un avantage certain au cabinet et c’est la raison pour laquelle j’utilise cet outil.

 

Que pensez-vous de l'opération « Avocats Solidaires » ?

Je suis très partagé quant à cette opération. Si c’est toujours une bonne chose que d’aider les personnes qui en ont besoin et de le faire savoir, j’estime que la profession n’a pas attendu la crise sanitaire pour s’ouvrir très largement à une offre de conseil, y compris gratuitement à l’occasion de consultation dans les Palais de Justice, les maisons du droit, par différents vecteurs téléphoniques ou internet, ou bien encore par leur présence quotidienne aux côtés des plus démunis dans le cadre de l’aide juridictionnelle et des permanences pénales.

 

Il ne faudrait pas que cette action de communication du Conseil National des Barreaux soit interprétée comme une tentative de récupération de l’angoisse des Français liée à la crise, ni comme un fait extraordinaire qui viendrait, par contraste, faire croire qu’habituellement les avocats ne seraient pas solidaires…

 

Retrouvez tous les témoignages des clients de Predictice en cliquant sur ce lien : https://blog.predictice.com/predictice-avis-temoignages.

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Julia Boccabella

Diplômée en droit, Julia est en charge de la formation et de l'accompagnement des utilisateurs de Predictice.

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